Lire des graphiques

Une description de l'utilisation des graphiques sur les marchés financiers pour indiqué des évolutions ou pour présenté la répartition entre les différents actifs.

Sur les marchés financiers, des graphiques sont souvent utilisés pour montrer des évolutions ou pour indiquer la répartition entre différents actifs. Une image vaut mieux que 1000 mots. Par ailleurs, elle permet de présenter de manière claire et transparente une foule de données ainsi que le rapport entre certains éléments.

Toutefois, il est important que le schéma illustré soit bien compris par l'investisseur.

 

Graphique linéaire

Le mode de représentation le plus courant du rendement historique d'un OPC est le graphique linéaire. Celui-ci donne une image claire de l'évolution de la "valeur nette d'inventaire" sur une période déterminée. Eventuellement, l'évolution peut être comparée avec celle d'un "indice de référence" ou d'un "benchmark". Ainsi, l'investisseur intéressé peut constater tout de suite clairement si l'OPC a enregistré de meilleures ou moins bonnes prestations dans le passé que la base de référence.

 

Exemple d'un graphique linéaire:

Graphique linéaire

Dans le graphique précédent, la ligne bleue retrace l'évolution de la valeur nette d'inventaire de l'OPC. La ligne grise retrace l'évolution de l'indice de référence ou benchmark. L'investisseur peut en déduire que la valeur nette d'inventaire du compartiment connaît depuis 2006 une plus bonne évolution que l'indice de référence.

 

Diagramme à bâtonnets

Une autre façon de présenter des rendements historiques est le diagramme à bâtonnets. Ceux-ci montrent une bonne vision des rendements qui ont été obtenus au cours des exercices ou années civiles précédents. Hormis pour les rendements historiques, des graphiques sont souvent utilisés aussi pour présenter la composition des fonds. Des représentations très utilisées sont la répartition entre différentes catégories d'actifs, différentes régions ou divers secteurs. Cela peut à nouveau être représenté dans divers modèles de graphique. Le diagramme à bâtonnets peut aussi être utilisé à cet effet.

 

Exemple d'un diagramme à bâtonnets verticales:

Diagramme à bâtonnets verticales

Le diagramme à bâtonnets précédent illustre les rendements de l'OPC par exercice. L'utilisateur peut déduire par année de ce graphique si l'OPC a ou non enregistré de meilleures prestations que l'indice de référence.

 

Exemple d'un diagramme à bâtonnets horizontales:

Diagramme à bâtonnets horizontales

Dans ce diagramme à bâtonnets, la distribution du portefeuille d'investissement de l'OPC entre les différents secteurs est illustrée. Cela offre à l'investisseur la possibilité de vérifier quels secteurs sont ou non importants au sein de cet OPC. Souvent, ces répartitions sont illustrées également dans le diagramme en tarte.

 

Diagrammes en camembert

Les diagrammes en camembert conviennent parfaitement pour subdiviser un tout. « Qui recevra quelle part de la tarte? » est le point de départ d'un tel diagramme en camembert. Ces graphiques donnent une représentation instantanée. Ils ne conviennent pas pour montrer une évolution.

 

Exemple d'un diagramme en camembert:

Diagramme en camembert

Le diagramme en camembert précédent présente la répartition entre différentes catégories d'actifs au sein d'un "OPC mixte". L'investisseur peut déterminer à l'aide de cette répartition si "l'asset allocation" de l'OPC correspond à son profil d'investisseur.

 

Pièges possibles à la lecture de graphiques

Une illustration de quelques pièges possibles à lecture des graphiques est présentée ci-dessous.

  • Si la valeur d'une action passe par exemple de 100 EUR à 80 EUR, tout le monde comprend que la valeur de l'action a baissé de 20%. Cependant, si la valeur remonte ensuite à 100 EUR, la valeur de l'action n'a pas augmenté de 20% mais bien de 25% (en effet 1/4, soit 25%, de 80 euros, est égal à 20 EUR).
  • Si la valeur d'une action, par exemple, passe sur un graphique de 10 EUR à 20 EUR, cette augmentation est nettement plus importante que si la valeur de l'action passe de 110 EUR à 120 EUR. Cela peut sembler très logique mais, graphiquement, l'augmentation dans les deux cas est illustrée de la même manière, si bien que l'on pourrait en conclure à tort que les deux actions augmentent dans la même proportion. En effet, si, dans le premier cas, la valeur de l'axe passé de 0 EUR à 30 EUR et, dans le deuxième cas, de 100 EUR à 130 EUR, les lignes sur les deux graphiques présenteront la même pente.